La route des dragonnades

Le nom évocateur d’un hameau, “Grand Chemin”, la persistance d’une tradition situant une voie romaine dans ce secteur, sont des signes parmi d’autres qui disent que Gluiras ne veut pas oublier son passé.

la-route-des-dragonnades Voie romaine ? Peut-être pas : mais il faut un peu bousculer la tradition quand il s’agit de rappeler que, dans le passé déjà, hommes et femmes de Gluiras luttaient. Le Grand chemin n’a peut-être pas vu passer les légions romaines de Jules César, mais il a été sûrement foulé par les Dragons du Roi.

La révolte des Cévennes, cette guerre populaire que fut l’épopée des “Camisards” est bien connue. Les insurrections du Vivarais, des Boutières en particulier, le sont moins.

En fait, la ferveur religieuse et un attachement profond au Protestantisme, permettaient bien souvent l’expression des souffrances et comme nous dirions à présent, des revendications de populations qui ne supportaient plus l’oppression.

Le “Grand Chemin” de Gluiras a probablement joué son rôle dans ces luttes. Dans la sueur et le sang on a fait construire aux paysans vivarois la route par où passeraient les troupes et les canons dont ils seraient les victimes.

En fait de “voie romaine”, celle qui passe à Gluiras est une “voie royale”, construite pour permettre aux Dragons de Louis XIV de venir “mater” la rébellion des paysans du Vivarais.


La route des crêtes

Pour l’atteindre vous prendrez la route de Chalan pour la quitter plus haut sur celle de Saint-Genest-Lachamp. Au sortie d’un tournant, déjà l’atmosphère change, c’est la lande.

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A l’orée, s’ouvre l’horizon : une porte sur le plateau ardéchois. D’abord, une bâtisse accroche le regard, seule sur cette étendue, quelque peu austère, c’est le Besset.

Cependant, les prés qui nous tirent à droite à gauche, sont généreux. Ce ne sont pas des fleurs notoires de haute considération courante, ni massifs de roses, ni lys, ni tulipes. Mais, scabieuses, genêts, trèfles incarnats s’égayent, jusqu’aux graminées, beautés discrètes à l’extrême, pour l’œil attentif voire botaniste, qui s’appliquent à votre insu à teinter l’étendue ondulante.

C’est une flore champêtre d’une insolente et belle liberté, balayée parfois par un vent taquin ou plus incisif. Vent qui caresse ou emporte votre chapeau, il grise aussi. Ce maraud nous laisse deviner de solides burles d’hiver. Pour l’heure, printanière ou estivale, lorsqu’il arrête sa course, règne une chaude immobilité.

Et, pour ceux qui s’arrêtent un moment ou passent, puis poursuivent leur route, ils atteindront par là ce que l’on voit déjà : Gerbier des Joncs, Mont Mézenc, le plateau ardéchois commence. Au-delà, à Mézilhac, vous suivrez Aubenas puis Vallon ou le col de l’Escrinet puis le Coiron, rejoindrez les cascades du Ray-Pic ou les gorges de l’Ardèche… la route est ouverte.


Galerie de cartes anciennes

Si vous êtes heureux possesseurs de vues anciennes du village (photos, cartes postales, prospectus, …) , nous serions heureux d’en faire une copie pour les publier ici. Merci de contacter la mairie.

La Chapelle

Ancien hôtel-restaurant Bellevue. A droite, l’emplacement de l’actuel monument aux morts.
L’hôtel Bellevue

La théoule

Le hameau de la Théoule, fabrique de tuiles

theoule Ce hameau a une histoire liée à sa principale activité. Il désigne en effet un lieu où existait une tuilière, une fabrique de tuiles. Une tuile fabriquée à La Théoule est d’ailleurs exposée au musée Pierre et Marie Durand, musée du protestantisme, à Pranles. Ce hameau est un des plus anciens de la commune. La maison principale était flanquée il y a encore dix ans de deux tours dont l’une a été démolie. detail-et-beaute-de-nos-vieilles-pierres Ce hameau, situé sur la route départementale de Gluiras au Cheylard, est le départ de chemins communaux de randonnée vers le vallon de Rioufol, le charmant ruisseau qui traverse la commune, et dont les sources sont autour du village. Accroché à la montagne, la Théoule offre un havre de paix aux visiteurs intéressés par son charme et son passé.

Besset

Le hameau du Besset, le plus éloigné…

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Bâtiment isolé sur un prolongement du plateau de l’Ardèche, vaste étendue de terres agricoles formant une partie du Massif central (style Haute-Loire), la ferme du Besset est une ferme typique de montagne.
Derrière le village, il faut emprunter la route des crêtes (plus d’infos sur cette route) pour rejoindre le Besset, à la limite de la commune.

Le panorama que l’on découvre du Besset est fabuleux. Dans un calme total, vous aurez le choix entre la ballade vers le plateau et notamment le Gerbier de Jonc, la découverte des bois et taillis, la cueillette de fruits sauvages et de fleurs de montagne et l’hiver… les joies du ski de fond car neige il y a souvent.

L’été, si vous cherchez un coin pas trop chaud pour digérer votre pique-nique ou vos agapes, le Besset est un coin idéal, un espace de rêve !

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La plus haute habitation de la commune, à 1000 m d’altitude, cette ferme a été restaurée dans son état d’origine, notamment pour ce qui concerne son aspect extérieur.

Chalan

Chalan, “un toit du monde”

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Pour aller à Chalan, dans le village, prenez la route des crêtes en direction de Saint-Genest-Lachamp et Mézilhac; plus loin prenez à droite, c’est indiqué !

Hameau d’une dizaine de maisons, au bout de 5 km d’une route communale bien entretenue, situé à 900 m d’altitude, Chalan est depuis toujours un pôle agricole important de la commune. Son implantation sur un petit plateau de pâturages lui donne un charme particulier.

Situé en bordure d’un versant de la vallée du Talaron, il bénéficie d’un remarquable point de vue sur la vallée de l’Eyrieux, axe économique vital de notre région. Sa situation offre de plus une vue panoramique extraordinaire réunissant dans son champ, le Mont Gerbier des Joncs, le Mont Mézenc d’une part, les Alpes, le Vercors jusqu’au Mont Ventoux d’autre part. Un lieu rare qui donne à lui seul le caractère exceptionnel de la commune toute entière !

Chalan, au rythme de ses troupeaux et de ses récoltes, a vécu certains hivers, totalement isolé et coupé du monde. Ses habitants sont de vrais ardéchois forgés à cette école de la sagesse et de l’autonomie, ils ont le caractère fier et fort des plateaux.

La Fargatte

Le hameau de la Fargatte se trouve à 5 km du “bourg”, sur la route de Saint-Sauveur-de-Montagut.

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Perché sur une crête de montagne, le hameau offre à ses visiteurs de merveilleux points de vue sur la vallée de Glueyre, celle de l’Eyrieux, le rocher Saint-Jean et au loin, pas moins que les Alpes et le Vercors jusqu’au Mont Ventoux.

Pour comprendre la Fargatte maintenant, il faut bien sûr se pencher sur son passé.

Comme Gluiras le village, le hameau de la Fargatte a vécu la disparition progressive de sa population: à la recherche de travail dans les vallées, les familles ont quitté le hameau, abandonnant ainsi la vie au hameau et les difficultés quotidiennes de la vie sur ce coin de terre.

Pendant longtemps, la Fargatte a profité de sa situation, à mi-chemin entre Saint-Sauveur-de-Montagut et Gluiras, qui comptait alors de nombreux habitants. Les échanges commerciaux étaient nombreux entre les deux villages, et la Fargatte, plus qu’un relais était le carrefour de voies reliant plusieurs hameaux aux alentours.

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Il y avait ainsi une ligne régulière en mini bus, avec une halte à la Fargatte, et dans un de ces “bistrots” qui désaltéraient les voyageurs. Le chauffeur permettait le transport de la population mais aussi d’objets divers, commandés dans un magasin et livrés par le bus. Ce bus était un important facteur d’activités, d’échanges commerciaux et de retombées positives pour la Fargatte, il répondait à de nombreux besoins.

Outre son épicerie, son magasin de chemises avec ses ouvrières, il n’y avait pas un seul bistrot à la Fargatte, mais bien cinq en tout, tous très visités et avec leurs habitués… surtout le dimanche, jour de repos. Ces bistrots étaient de vrais lieux de rencontre et de fête. On buvait surtout du vin car souvent le tenancier était aussi récoltant et détaillant en vin, un vin pas très fort, 8 degrés seulement…

Dans les années 50, on improvisait des pas de danse sur des airs d’accordéon, on faisait des jeux, belote ou pétanque, et histoire de se réunir encore plus, du théatre et des courses de chèvres étaient organisés.

Album photos des hameaux de Gluiras

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Antériou entre Gluiras et Saint Pierreville
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Tisonèche sur les rives de la Glueyre
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bauje
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fougeyrolles
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Giffon et sa vue imprenable sur les gorges de la Glueyre
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La Cheminas au-dessus de la Glueyre
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la coste
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la flacheyre
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la marette
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la rabaste
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la theoule
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le bas vernet
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Le Chambon et son camping
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Le Grand Chemin
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le pral
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les clos
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les ecluses
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moulancher
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Saint-Martin côté route de Saint-Sauveur-de-Montagut
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Saint-Martin côté vallée de la Glueyre
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rioufol
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Marjanoux, le plus beau hameau de la commune ?

Un peu d’histoire

Ardéchois fiers de leur passé, les “gluirassous” sauront vous accueillir si vous savez les comprendre, si vous savez respecter l’authentique.

La longue histoire du pays peut se lire dans son architecture et son agriculture. Les paysages, modelés par les paysans, nous parlent du 19ème siècle où Gluiras comptait plus de 2000 habitants, du temps de Sully et d’Olivier de Serres, du temps des romains et d’encore avant…

Maisons de granit couvertes de tuiles, anciens moulinages et magnaneries, fours à pains et fontaines, mûriers et châtaigniers, cultures en terrasses et murettes de pierres sèches, le passé survit dans le présent.

Les rivières sauvages et rafraîchissantes qui faisaient tourner les moulins et les machines à soie nous incitent à la pêche, la baignade ou le canoë-kayak. Les anciens chemins de fer, les sentiers muletiers et les voies romaines sont utilisés par les chemins de randonnées

Voici notre sélection de textes d’époque et d’analyses plus contemporaines sur notre village. Bonne lecture !

Les chapitres suivis d’un astérisque sont des extraits d’un article écrit en 2004 par Monique et Pierre SIMONOT pour le Cahier spécial “Les Boutières” de la Revue de l’association “Mémoire d’Ardèche et Temps présent“. Qu’ils soient ici remerciés pour leur contribution à cette importante rubrique.

Notre voie romaine ne serait elle ni romaine, ni royale

Une étude sur la route royale Privas-Le Cheylard, dite des Dragonnades, réalisée par l’association “Patrimoine Huguenot d’Ardèche” sous l’égide du Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche, vient de paraître.

On y trouve une présentation du contexte historique auquel est lié l’aménagement de cette voie.

Rappelons ici qu’après la révocation de l’Edit de Nantes en 1685 sous Louis XIV, la volonté souveraine est d’adopter dans tout le royaume la devise : “Un roi, une loi, une foi.” Faire suivre par tous une telle ligne de conduite nécessite alors une force militaire et policière pour lutter contre les réfractaires, comme il y en a toujours, et dans ce cas beaucoup.
Dans notre région notamment, d’importants mouvements rebelles entraînent une forte répression, menée par ces soldats que l’on nomment les Dragons. Cependant, leurs déplacements sont entravés voire impossibles du fait des difficultés d’accès dans des territoires alors considérablement enclavés. On aménage donc, entre autres voies, l’axe Privas-Le Cheylard. L’étude, qui a comme objectif futur la réalisation d’un circuit à thème autour de cette voie, en présente le tracé rétabli sur toute sa longueur entre les deux villes reliées. La voie est soit confondue ou juxtaposée avec les réseaux routiers, soit conservée en chemin, soit visible par des traces fossiles entre prés et bois, ou encore complètement embroussaillée.

Il nous a paru intéressant de rapprocher son tracé, et cette étude, d’un article de 2 pages, paru il y a presque 20 ans, dans le VAG n°11 de septembre 1981, rapportant les recherches de M. Simonot, sur ce que l’on a pris l’habitude à Gluiras de désigner comme la “voie romaine”. D’une part, si cette voie est assez mal conservée dans son ensemble, note-t-il, on pourrait néanmoins rétablir son tracé grâce à divers vestiges retrouvés à travers la commune.
D’autre part, il s’est donc penché plus particulièrement sur un tronçon très net, situé entre les lieux-dits Chaillac et l’Arbre. On observe là des virages en “épingle à cheveux” sur une pente abrupte, constat qui amène l’auteur à douter de l’origine romaine de cette voie, puisque les attelages d’alors n’avaient ni collier ni direction articulée. D’un autre côté, on doit reconnaître qu’un grand soin a été apporté au pavement et au soutènement, ce qui révèle une importante voie de communication. Une question se pose alors : quand et à quel usage a-t-elle été réalisée ? A ce propos, l’auteur, lui, évoque justement la répression confiée par le roi à l’armée à la fin du XVIIème siècle ; ainsi que la nécessité d’aménager pour les Dragons du roi des accès à l’intérieur des territoires, des chemins alors ouverts ou aménagés, dont l’axe Privas-Vernoux. Sur cet axe, selon son hypothèse, Gluiras aurait été une étape très probable, et le chemin de la commune, injustement nommé “voie romaine”, un vestige de celui suivi par les Dragons.
Pourtant, tant dans le texte de l’étude fournie par le PNR que dans ses cartes, il n’est fait aucune mention d’un passage ni par cette voie ni même sur la commune. Alors, d’une part vraisemblablement guère plus romaine que scandinave ; d’autre part nullement considéré dans l’étude sur la route des Dragonnades ; qu’en est-il de ce chemin ? Quand a-t-il été pavé ? Pour quoi et pour qui ? Pas pour passer le temps en tout cas… Et, quelle que soit sa réalisation initiale d’ailleurs, il aurait été dédaigné à un moment où, pour l’activité des Dragons, la nécessité et le manque de moyens d’accès aux zones isolées étaient si forts ?
Cela laisse dubitatif, soulève en tout cas un questionnement. La question est pour nous ouverte… Lecteurs de ce journal, tous les éléments susceptibles de l’éclaircir seraient les bienvenus.

L’étude de l’association “Patrimoine Huguenot d’Ardèche” est disponible en bibliothèque pour tous ceux qui veulent la consulter..

Révolution et XIXème siècle

Fait le plus important dû à la Révolution à Gluiras : les protestants retrouvent une existence légale (l’un d’eux, Jacques Delarbre, sera maire durant toute la période révolutionnaire), et, bientôt, leur liberté de culte.

Gluiras suit les évènements. Le 19 juin 1793, un certificat de civisme est signé entre autres par les citoyens Delarbre, Marcesse et Vignal.

Le 19 germinal an II (8 avril 1794), la cure est attribuée à la municipalité et au comité de surveillance “pour y tenir séance au lieu d’un méchant cabaret”. L’église devient Temple de la raison où s’assemble la société populaire. Pourtant, durant la Révolution et l’Empire, des incidents émailleront les opérations de conscription et de levée en masse ; on peut comprendre les réticences à voir partir la jeunesse de la commune. Mais quand en 1795 un tumulte aux cris de “Vive le Roi” perturbe une foire à Gluiras, la municipalité s’empresse de dire aux autorités que c’est le fait de jeunes gens extérieurs à la commune.
à suivre …
Ces textes sont extraits de l’ouvrage “Pays d’Ardèche : les Boutières” (Edition Mémoire d’Ardèche et Temps Présent – 2003)

Après 1789

Délibérations du Conseil Municipal de Gluiras – En Date du 20 Août 1812

Il a été porté en délibération séance tenante par Monsieur le Président à savoir : si les membres du Conseil ne devaient point honorer les réunions ; tous les membres présents ont été d’avis qu’a l’avenir s’il n’y avait point de peine, le Maire se trouverait seul à la salle de la mairie, disant qu’ils ne sont pas plus obligés les uns que les autres et que chacun a des affaires.


En conséquence, et pour remédier à cela, le conseil municipal a trouvé à propos, conclu, délibéré et arrêté : Par mesure de police municipale, à l’avenir et à compter de ce jour, tout membre du conseil municipal qui manquera de se rendre à la convocation du Maire pour les assemblées municipales et à l’heure indiquée, est condamné à 3 francs d’amende qui seront dépensés de suite par les membres présents pour se soulager après le travail et la séance finie(…)

Avant 1789

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Le Livre de Raison de Jacques Delarbre, habitant à l’Arbre, commune de Gluiras – Entre 1739 et 1750

Avec quelle surprise avons-nous découvert dans les actes du 2ème colloque de Mémoires d’Ardèche – Temps Présent – Privas 23-24 Mai 1985 – le Livre de raison de Jacques Delarbre – retrouvé chez un antiquaire d’Agen. Pour nous préparer à célébrer le bicentenaire de la Révolution nous avons demandé à M. Maurice Boulle la permission d’en partager des extraits avec les ” Gluirassous ” et nous le remercions vivement de nous l’avoir accordée. C’est donc pour nous, comme une lettre qui aurait mis 238 ans à nous parvenir… Vivant encore parmi nous : Mademoiselle Aurenche et Monsieur Jacques Aurenche, Mademoiselle Y. Küss, sont à la 7ème et 8ème génération – en ligne directe – descendants de Jacques Delarbre. Nous les remercions également de nous avoir ouvert leur registre familial et leurs souvenirs oraux qui confirment absolument que ce Jacques Delarbre était bien le propriétaire de l’Arbre et le père de cet autre Jacques qui sera le Maire de Gluiras pendant toute la période révolutionnaire et délégué par Gluiras aux Etats de le Sénéchaussée du Bas-Vivarais à Villeneuve de Berg en mars 1789. (…)

Dans le parc naturel régional

carte-pnrSitué à l’extrême Sud-Ouest de la Région Rhône-Alpes, sur un seul département, l’Ardèche…

Le Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche couvre 180.000 hectares. Concernant principalement toute la bordure orientale du Massif central, le Parc ardéchois est avant tout un territoire de pentes dont l’altitude varie de 170 mètres à 1753 mètres au Mont Mézenc.

Rassemblant 132 communes, dont Gluiras, et 6 villes-portes, le Parc compte 56 000 habitants. Sa création a été officialisée par décret du Premier Ministre le 9 avril 2001.

La Communauté de communes des Châtaigniers et ses 6 communes dont Gluiras sont situées sur le territoire historique des Boutières, région étant elle-même partie intégrante du Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche…

Pour en savoir plus:
Rencontre publique avec le PNR, à Gluiras le 31 mars 2006
Gluiras et le Parc naturel régional se décarcassent !

Localisation

Juchée à 800 mètres d’altitude, au-dessus de la vallée de l’Eyrieux, Gluiras est un village d’Ardèche accessible :

  • Depuis St-Sauveur-de- Montagut : direction le Cheylard, prendre la première à gauche immédiatement après le pont sur la Glueyre, face à la pharmacie, puis suivre la direction Gluiras (11 km).
  • Depuis le Cheylard : descendre la vallée de l’Eyrieux (direction la Voulte) sur une dizaine de kilomètres, prendre la première à droite après le tunnel, puis suivre la direction Gluiras (9 km).
  • Depuis Saint-Pierreville : rejoindre puis descendre la vallée de la Glueyre sur moins d’un kilomètre, prendre la première à gauche, puis suivre la direction Gluiras (10 km).
  • Depuis la petite route des crêtes … pour ceux qui la connaissent.

Pour vous rendre à Gluiras via un itinéraire précis, nous vous suggérons un des liens suivants ( le code postal de Gluiras est 07190 ) 

Présentation

Grimpez jusqu’à Gluiras…

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gluiras-un-beau-petit-village-dans-un-ecrin-de-verdureVenez vous imprégner de ce petit air de liberté qui réjouit les sens, en pleine nature ardéchoise… Situé à 800 m d’altitude, Gluiras est exposé plein sud. Il bénéficie donc d’un bon ensoleillement permettant de découvrir un point de vue exceptionnellement large sur la Vallée du Rhône, les Alpes, le Ventoux et le Mont-Blanc.

Gluiras, terre de contrastes :

La commune est assise sur un socle granitique mais comporte aussi un site volcanique paré de belles orgues basaltiques. Elle est exposée plein sud mais subit aussi l’influence du climat montagnard, d’où la présence d’une végétation supra méditerranéenne. Elle est lovée entre le plateau ardéchois et la vallée de l’Eyrieux, mais appartient à la région historique des Boutières.

Deux rivières bordent la commune :

la Glueyre, rivière très poissonneuse de première catégorie, et l’Eyrieux, haut lieu du tourisme ardéchois. Son paysage est modelé à la fois par une forte implantation touristique (nombreuses maisons secondaires) et par une importante activité agricole conservée (installation de jeunes agriculteurs) et de qualité.

gluiras-on-se-rapproche Gluiras est une commune étonnante car, depuis des siècles, trois routes y menaient et n’allaient pas plus loin. Ses habitants, à la personnalité non modelée par quelques idées de passage, sont héritiers et porteurs d’authenticité et de cultures rurales, au sein de deux communautés traditionnelles séparant comme chiens et chats, ceux de la messe et ceux de la Réforme. Gluiras est un village qui a une image, celle d’un dynamisme communicatif, celle de la liberté de conquérir l’impossible, celle de l’art du monde qui s’entrechoque avec celui des hommes. Gluiras a l’image de ce qu’il est, un village qui porte l’action et l’enthousiasme des bâtisseurs d’espaces libres et chaleureux, d’espaces pour des hommes de notre temps Gluiras est un village qui innove aux limites de la culture de ses hommes et femmes, un coeur qui sait aller jusqu’où on ne perd pas son âme avec cette audace raisonnable, cette maîtrise échevelée qui garantissent ce compromis fragile et subtil, mais ô combien nécessaire, entre la culture que l’on puise de ses racines et celle que l’on apprend des autres.